Traversant une crise écologique sans précédent, tout voyageur a nécessairement pris conscience, en l'ayant vue de ses propres yeux, que la situation est alarmante : le continent de plastique, la pollution, la faune et la flore qui disparaissent et s'appauvrissent peu à peu. Depuis quelques temps, de nombreuses études sont publiés nous invitant à réfléchir quant aux moyens de transports que nous utilisons pour voyager. C'est ce sur quoi portera notre réflexion.

Prendre conscience que le choix du transport est primordial

EEA report TERM 2014 - European Environment Agency, official website

Récemment nous avons écrit un article sur le site internet Shameplane qui nous montre combien de m² de glace de l'océan arctique nous faisons fondre selon notre trajet et nous explique aussi comment compenser celui-ci.

Selon ce que l'image ci-dessus met en exergue : l'avion est le moyen de transport le plus polluant.

Toutefois, cela ne veut pas dire qu'entamer un voyage en voiture ou en van est bien mieux. Puisque comme vous pouvez le constater, si vous on voyage seul ou à deux se déplacer en voiture est aussi extrêmement polluant, et peut l'être autant que l'avion si nous en abusons.

Attention, cela ne veut pas dire qu'il faut que nous arrêtions tous de prendre l'avion, et que nous utilisions seulement le train. Il s'agit plutôt d'avoir le bagage nécessaire pour réfléchir, et de repenser dans sa globalité notre manière d'utiliser les transports.

Comme vous pouvez le constater c'est une problématique très complexe, et le mieux pour pouvoir y répondre est d'agir avec bon sens :

Si nous sommes amenés à nous déplacer sur de courtes distances, que ce soit régulièrement ou non, nous pourrions essayer de privilégier des transports tels que le train, le bus, ou même le co-voiturage si c'est possible.

Nous pourrions essayer de garder l'avion uniquement pour les longs et lointains trajets, en tentant de le limiter dans la mesure du possible.

C'est vrai que les road trips en solo font rêver, tout comme la van life, et tout cela n'est pas nécessairement à bannir. Même s'il n'est pas toujours possible d'avoir un véhicule qui consomme peu, on peut au moins tenter de compenser avec notre mode de vie. Généralement les personnes qui optent pour cette manière de voyager sont des amoureux de la nature et des grands espaces, ils essaient donc de vivre le plus "éco-responsablement" possible : en économisant l'eau, en  en adoptant le zéro déchet, en achetant de la nourriture à des producteurs locaux. C'est un moyen de contrebalancer.

Le fast-tourism : ce fléau

De nos jours, nombreuses sont les personnes qui partent seulement le temps d'un week-end pour décrocher de leur vie de tous les jours et briser la routine, ce qui se comprend tout à fait puisque nous nous sommes majoritairement tous déjà retrouvés dans ce cas. Seulement, il est nécessaire d'être conscient de ce que cela implique.

Prendre l'avion une fois tous les trois mois pour s'offrir un week-end dans une capitale européenne est peut-être une habitude à laisser de côté.
Pourquoi ne pas visiter les recoins de notre propre pays que nous ne connaissez pas encore à la place ? Ou bien partir dans un autre pays mais privilégier le train ?

Tout est question de mesure, et de bon sens.

Il est peut-être temps de laisser définitivement tomber cette logique de fast-tourism, qui consiste à visiter le maximum d'une ville en un temps record, qui n'est qu'un reflet de la société de surconsommation dans laquelle nous évoluons. Ne nous empressons pas de vouloir à tout prix visiter un nombre incalculable de pays en un minimum de temps.  Privilégions le slow travel, ça nous évitera de prendre l'avion dix fois par an simplement pour le temps d'un week-end.

Une fois sur place, privilégions le local

Ce que nous faisons et consommons une fois arrivés compte aussi beaucoup. D'ailleurs, on remarque que de plus en plus de voyageurs à la recherche d'authenticité, de simplicité, se tournent vers de petites structures locales. Par exemple, au lieu de se diriger vers des chaînes d'hôtels, ils préfèrent des hébergements tenus par des locaux pour encourager le commerce du pays en question. Idem pour les restaurants, voire même pour les alimentations : les gens privilégient les petites épiceries, les marchés...

Cette nouvelle façon de voyager qui émerge tout doucement, permet une chose essentielle : la rencontre. Quand on part, ce n'est pas la première chose à laquelle on pense, mais pourtant la rencontre est indissociable du voyage. En privilégiant le local, on rencontrera forcément des locaux, des personnes qui seront à même de nous en dire plus sur leur pays, et ce sont souvent ces rencontres qui paraissent anodines qui nous marqueront à jamais.

Saturday. Summer. Beautiful sunny day, so my friends and I decided to make a picnic and watch the sundown. Pretty fun and relaxed day.

Nous parlions d'authenticité il y a quelques lignes, et bien cette nouvelle conception du voyage permet réellement de s'immerger dans la culture d'accueil. Il n'y a rien de plus formateur que d'apprendre à connaître une culture de l'intérieur, en se plongeant dedans. Loin des préjugés, ouverts à l'apprentissage, on peut laisser tranquillement notre vision ethnocentrée de côté, et être pleinement ouverts à une nouvelle culture et ses coutumes qui lui sont propres.

Ne serait-ce pas cela, finalement, la véritable expérience du voyage ?

Nous espérons que cet article vous aura donné quelques pistes de réflexion, puisque nous ne sommes pas là pour vous livrer des vérités absolues. Libre à chacun de revoir sa manière de voyager, sa conception même du voyage. D'ailleurs, ce serait super que nous puissions en discuter sur notre page Facebook, n'hésitez pas à vous manifester. On en apprend  toujours plus grâce aux autres, en confrontant nos idées, en en accueillant de nouvelles : c'est comme ça qu'on évolue.

A bientôt les travellers !


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